N'aie pas peur, Sarah !

À propos :

Préface de Jean-Louis LORENZI

« Celui qui croyait au ciel et celui qui n’y croyait pas… » disait le poète. Comme Clément qui y croyait beaucoup et comme Pierre-Jean qui n’y croyait pas. Tous les deux épris de liberté et de justice, unis dans un même combat contre le nazisme, contre l’intolérance. Et puis Richard, le salaud, l’Allemand des jeunesses hitlériennes, celui qui tuerait père et mère au nom d’un autre dieu, d’un faux prophète fanatique et barbare. Les bons et les méchants ? Les lâches et les courageux ? Non, ce n’est pas si simple. C’est ce que nous dit cette histoire sans manichéisme.
Ce sont ces questions-là que nous posent les personnages de N’aie pas peur Sarah ! Au-delà du roman d’aventures vécues, cette histoire nous projette le film de la vie, du parcours, du chemin, c’est un eu de pistes où il y a des réponses. Parmi celles-là, une des plus belles est le regard de Sarah dans celui de Pierre-Jean

Jean-Louis LORENZI

N'aie pas peur Sarah

L'histoire :

Pierre-Jean Gavard, jeune parisien, résistant à sa manière contre l'occupant allemand, vit chez ses grands-parents, avec sa mère et sa soeur. Il n'a pas revu son père, porté disparu au front de Sedan...

Joseph et sa sœur Sarah, sont les meilleurs amis de Pierre-Jean. Ils sont juifs et, à cette période de la guerre, il ne fait pas bon d’avoir des amis juifs. Toute la famille est menacée de déportation par la milice française. Cette amitié qui lie Pierre-Jean à Joseph et cet amour secret qu'il voue pour Sarah vont l’amener à rencontrer un jeune homme, Clément. Lui aussi est un résistant, à la recherche de sa famille. Pierre-Jean et Clément vont vite devenir amis...

Pendant ce temps, à plus de mille kilomètres, en pleine Allemagne nazie, Richard Ruffe, tout jeune lieutenant des jeunesses hitlériennes, dénonce sans états d’âme à la Gestapo Hermann, son ami d’enfance. Une rivalité avec un autre garçon, Ulrich Komper conduira Richard à commettre l’irréparable…

A priori Richard et Pierre-Jean n'ont rien de commun pour se rencontrer. Pourtant le destin en décidera autrement...

Philippe ? Pourquoi un livre sur la seconde guerre mondiale ?

Chez mes beaux-parents polonais, il y avait un album de photos appartenant aux premiers propriétaires de cette maison. Sur l'une d'elle, on pouvait y voir un garçon d'environ 14 ans serrer la main d'Hitler. La chose qui m'a le plus frappé chez ce garçon, c'est son regard fasciné figé sur le Führer.

 

D'autre part, je connaissais l'histoire de Guy Môquet, ce fils de député communiste et fusillé près de Chateaubriand en représailles à l'assassinat d'un officier allemand. La lettre qu'il a laissée à sa famille est bouleversante...

Que se serait-il passé si ces deux garçons s'étaient rencontrés ? C'est ce que j'ai tenté d'imaginer.

Lettre de Guy Môquet à sa famille


"A toi, petit Papa, si je t'ai fait, ainsi qu'à petite Maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j'ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m'as tracée. Un dernier adieu à tous mes amis et à mon frère que j'aime beaucoup. Qu'il étudie bien pour être plus tard un homme.
17 ans et demi ! Ma vie a été courte ! Je n'ai aucun regret, si ce n'est de vous quitter. Je vais mourir... Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me permettes, c'est d'être courageuse et de surmonter ta peine. Je ne peux pas en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi Maman, Séserge, Papa, je vous embrasse de tout mon cœur d'enfant.
Courage !
Votre Guy qui vous aime"

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